Wat Ratchaburana

Qui n’est jamais venu au parc historique d’Ayutthaya sans songer au Wat Ratchaburana et à son magnifique prang ? Le coup de cœur des visiteurs !

Wat Ratchaburana, l’un des plus beaux temples d’Ayutthaya

Les temples khmers en pain de sucre font la fierté d’Ayutthaya, ville royale du Siam classée au patrimoine de l’Unesco. Parmi les plus connus figure le Wat Ratchaburana, que tout touriste qui se respecte devrait visiter. Situé au coin de la rue Naresuan, le sanctuaire vieux de 600 ans était conçu à la fois comme un lieu de culte et un crématorium. Son prang en pierre aux airs de montagne rappelle la grandeur de l’empire disparu. Il témoigne de l’âge d’or de la cité, à l’heure où Ayuttaya dominait le trafic maritime dans l’Asie du Sud-Est, quand le bouddhisme a inspiré des peintures et des statues en bronze remarquables, et quand les luttes intestines ont déchiré la famille royale. Le Wat Ratchaburana se visite en duo avec le Wat Mahathat, le temple-montagne d’en face.

Notes du passé

Le bâtiment fut fondé en 1424 sur l’ordre de Boromracha II. Mot à mot, Wat Ratchaburana signifie « le monastère de la Restauration royale ».

À la mort d’Intharacha I, les princes Ai Phraya et Yi Phraya ont lutté pour la couronne d’Ayutthaya. En réglant leurs comptes par l’épée, tous deux ont péri. La couronne passa aux mains de Chao Sam Phraya, le fils cadet d’Intharacha I, qui prit le titre de Bòromracha II.

Ainsi, le Wat Ratchaburana avait une fonction prioritairement sépulcrale. Deux stupas étaient érigés sur la place pour conserver les cendres des deux princes. Par la même occasion, le jeune souverain entendait redorer l’image de la monarchie aux yeux de la population.

En 1767, les Birmans ont pillé la capitale Ayutthaya. Le temple a été démoli en grande partie et livré à la désolation durant de nombreuses années. Sur l’initiative du Premier ministre Phibun Songkram, les travaux de restauration ont été engagés en 1956. Une bande de pillards a été surprise dans les fouilles en train de dérober quantité de pièces d’or. Malgré l’arrestation des larrons, une grande partie de l’or s’est volatilisée, vendue probablement aux collectionneurs et aux trafiquants d’antiquité.

Aujourd’hui

Qui n’adorerait pas visiter un site de l’Unesco ? Le Wat Ratchaburana en est un, et les voyageurs qui ont eu l’occasion de le voir saluent son prang central, qui a pu retrouver son architecture d’origine. Le monument revêt une importance historique et donne une mesure du luxe et de l’opulence de la cour d’Ayutthaya.

Tour du temple historique

Le Wat Ratchaburana est un bel exemple d’architecture du début de l’ère Ayutthaya. L’édifice date du xve siècle, et les tours-montagnes étaient la règle.

Bien que la majeure partie du complexe ait été victime de l’usure du temps, le prang principal a tenu bon. Devant vous se dresse une tour en pierre monumentale. Elle évoque par allégorie le mont Meru, la demeure des Dieux dans les croyances hindoues.

La façade était autrefois enrichie de motifs en stuc, mais il ne reste que des briques nues. Parmi les rares sculptures en bon état, admirez le serpent naga et l’homme-oiseau Garuda qui occupent la partie supérieure de la façade.

Le prang a trois porches d’entrée reliées au sol par une volée de marches. Vous pouvez y accéder en empruntant l’escalier au nord, à l’est ou au sud. La nécropole royale consiste en deux chambres superposées : la chambre basse est si exigüe qu’elle ne peut contenir plus d’une personne ; la chambre supérieure est plus grande. La nécropole est placée dans la pièce centrale du prang. Depuis 1958, le Département des Beaux-Arts a aménagé un escalier étroit pour faciliter la descente dans les tombeaux. Les miniatures chinoises dans la chambre basse sont presque effacées. Il n’en va pas autant des fresques décoratives de la cellule supérieure. Sur les murs, on peut clairement reconnaître le Bouddha prêchant à ses disciples, des oiseaux et des paysages de nature morte.

Les archéologues ont déterré des tablettes votives au nombre de cent mille lors d’une mission d’exploration en 1957. Des bijoux en or appartenant à la Couronne y ont été retrouvés. Le poids des bijoux était estimé à plus de 100 kg. Des statues dorées et des objets d’art précieux ont été également récupérés, la plupart d’entre eux sont exposés actuellement dans le musée Chao Sam Phraya.

Les voûtes du prang sont décorées de fresques racontant la vie de Vessantara Jataka. Sa naissance, son bonheur princier, son parcours en tant que moine mendiant… Malheureusement, le temps a eu raison de ses peintures, et la plupart des dessins sont effacés.

Informations pratiques

Prix et horaires d’ouverture

Des frais de 50 baths (moitié prix pour les enfants) doivent être payés à l’entrée du site.

Comment s’y rendre ?

La proximité du centre-ville rend le déplacement à Wat Ratchaburana très facile. Entre le bus, le songthaew ou le taxi, chacun trouvera le moyen de transport accessible à sa bourse.

Dans les environs

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