Wat Huay Pla Kang - Guide Thaïlande - Sawa'discovery

Wat Huay Pla Kang

Avec sa Guanyin plus grande que nature, le temple Huay Pla Kang au nord-ouest de Chiang Rai s’ouvre de bon cœur aux influences chinoises. À découvrir à tout prix lors d’un périple dans l’extrême-nord de la Thaïlande !

En foulant le sol de Chiang Rai, la plupart des voyageurs ne songent qu’à admirer le Temple Blanc, le Temple Bleu et la Maison Noire dont la touche moderne et exotique rompt avec l’art thaï traditionnel. Pourtant, un autre monument bouddhiste hors du commun vaut la peine qu’on s’y arrête. Au-dessus d’une colline rocheuse se dresse le Wat Huay Pla Kang, qui signifie mot pour mot temple du ruisseau de Channa. Il suffit de jeter le regard à la statue démesurée de Guanyin, le bodhisattva de la Miséricorde, pour comprendre le succès touristique du site. Parce que son accès est libre, parce que son stupa marie subtilement le style chinois et le style Lanna, et parce que monter à la tête de la statue de Guanyin est une expérience inoubliable, le Wat Huay Pla Kang doit figurer absolument dans votre carnet d’adresses. Un monument inratable qui rendra encore plus uniques vos vacances à Chiang Rai.

Notes historiques

Le monastère date d’une époque très récente par rapport aux autres temples du Nord qui ont plus de 100 ans d’histoire. C’est à un moine répondant au nom de Phra Ajarn Phob Chok que revient la conception du bâtiment. Phob Chok n’embrassait la vie monastique qu’à 38 ans, en 1986. Cependant, il a su s’attirer les bonnes grâces de la monarchie thaïlandaise pour ses connaissances avancées en astrologie qu’il exploita dans un but divinatoire et oraculaire. Les premières pierres du temple ont été posées en 2001. Le chantier a duré 4 ans. De petit pavillon monastique, le Wat Huay Pla Kang s’est transformé en un temple monastère remarquable, comme vous pouvez le voir actuellement.

Aujourd'hui : un temple bouddhiste surprenant

Compte tenu de sa jeunesse, le Wat Huay Pla Kang a peu d’histoires à raconter aux générations futures. Son intérêt est essentiellement d’ordre architectural. Des fidèles bouddhistes viennent prier dans ce temple lorsqu’ils sont malades ou en proie à des soucis d’argent. En effet, les croyances populaires attribuent des pouvoirs de bénédiction à la déesse de la Miséricorde, la majestueuse statue blanche qui trône à côté de la salle d’ordination. But de pèlerinage pour les bouddhistes, la statue enthousiasme les amoureux d’architecture. En effet, la déesse de la Miséricorde est surtout associée au panthéon bouddhiste chinois. Cette dernière exceptée, les bâtiments du temple empruntent beaucoup d’éléments à l’art religieux de l’Empire du Milieu autant qu’ils empruntent à l’art du Siam. Il en résulte un design hybride pour le moins insolite, qui ne ressemble ni aux temples Lanna ni aux pagodes chinoises. Ce mariage réussi rend le Wat Huay Pla Kang unique dans toute Chiang Rai.

Visiter le sanctuaire

Une petite escalade est indispensable pour pénétrer dans l’enceinte du sanctuaire. Celui-ci repose sur une colline entourée d’une magnifique verdure. Voici les trois parties du sanctuaire, nommées par ordre de priorité :

La statue de Guanyin, le Grand Bouddha de Chiang Rai

La blanche majesté du Guanyin coupe le souffle à tous les visiteurs, quelles que soient leurs croyances religieuses. D’une taille de 40 mètres, ce bodhisattva aux traits féminins est assis sur une fleur de lotus, tenant dans sa main gauche un vase de jade et pointant sa main droite vers le ciel. Désignée à tort comme le « Grand Bouddha », la statue représente en fait la déesse de la miséricorde. Alors qu’il aurait pu atteindre l’éveil, le bodhisattva a choisi volontairement de retarder cet heureux moment pour venir au secours des mortels et leur tendre une main charitable. Il se donne pour mission d’accompagner les mortels sur la voie de la Sagesse afin de les délivrer définitivement du cycle des réincarnations. Avant de pénétrer à l’intérieur, donnez-vous la peine de contempler son teint blanc comme le lait, sa coiffure à chignon et sa robe éclatante qui la couvre entièrement de la tête aux pieds.

Si l’image attire tant de touristes, c’est aussi parce qu’elle se visite de l’intérieur. En payant quelques centimes d’euros, vous pourrez prendre l’ascenseur et examiner les délicats motifs en stuc qui ornent les parois. La tête de la statue se situe au vingt-cinquième étage. Elle est percée de trois fenêtres correspondant aux trois yeux de la déesse, le troisième œil étant localisé au milieu du front. L’admiration des visiteurs est partagée entre les dragons blancs sculptés, les êtres légendaires de la saga bouddhiste ou le joli coup d’œil sur les rizières et les maisons de ferme en contrebas. La vue à travers l’œil gauche de Guanyin est jugée la meilleure.

Le chedi à neuf étages

Difficile de savoir à quel courant artistique appartient cette pagode à neuf étages. L’entrée est gardée par des dragons au lieu des nagas serpentiformes habituels. La débauche de couleurs – jaune, vert, rouge et rose – donnerait à croire qu’on est en présence d’un chedi chinois. Cela dit, le plan du chedi ne relève d’aucun mouvement architectural spécifique, puisqu’il n’a ni la configuration carrée des chedis chinois, ni la configuration arrondie des chedis thaïs. La pointe terminale imite la forme d’une cloche.

Après avoir immortalisé en photo sa façade pyramidale, accédez au rez-de-chaussée pour voir à nouveau une statue magistrale de Guanyin escortée par ses deux assistants. Celle-ci a la particularité d’être réalisée en bois de santal, ce qui n’a pas son semblable dans toute la Thaïlande. La statue s’élève jusqu’au deuxième étage de la pagode.

L’Ubosot

Entre la statue et la pagode à neuf étages se trouve la salle d’ordination du temple. Toute de blanc, elle est conçue sur le même modèle que le fameux Temple Blanc sans atteindre toutefois sa qualité d’exécution. C’est la seule structure du temple à suivre intégralement le style architectural académique de la Thaïlande. Jolies sculptures en bas-relief.

Monument atypique et inclassable, le Wat Huay Pla Kang est largement méconnu des touristes, en comparaison des autres temples bouddhistes de Chiang Rai. Sa visite est un réel enchantement, eu égard au calme des lieux, aux innovations artistiques, ainsi qu’à la vision unique du bouddhisme. Il est très rare en Thaïlande de voir un temple dédié au bouddhisme du Grand Véhicule, comme c’est le cas du Wat Huay Pla Kang.

Infos pratiques

Prix et horaires d'ouverture

L’entrée est gratuite pour tous les visiteurs, résidents ou étrangers, mais les dons volontaires sont vivement appréciés. Par ailleurs, il faudra payer les frais de 40 baths si vous souhaitez monter dans l’ascenseur et explorer l’intérieur de la statue. Le Wat Huay Pla Kang est ouvert tous les jours de 7 h à 21 h 30. Les horaires sont susceptibles de modification durant les jours fériés.

Meilleure période pour y aller

Les meilleures dates vont de novembre à février, lorsque les précipitations sont faibles, et la chaleur agréable sans être torride.

Comment s'y rendre ?

Le temple est établi à 6 km en dehors de la ville de Chiang Rai. À notre connaissance, il n’est desservi par aucun transport public partant du centre-ville. Pour s’y rendre, le plus simple est de recourir aux services d’un cyclopousse ou d’un songthaew bleu, faute d’une voiture privée.

Attractions proches du temple

Le tour du Wat Huay Pla Kang a marqué particulièrement vos esprits ? Dans ce cas, vous adorerez certainement parcourir d’autres lieux sacrés de Chiang Rai : le Temple Bleu, le Temple Blanc ou le Wat Phra That Doi Pu Khao qui donne sur le fleuve Mekong. Complétez votre séjour à Chiang Rai en visitant le musée de l’Opium.

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