La maison de Jim Thompson

Au centre de Bangkok, la merveilleuse collection de la maison de Jim Thompson mérite le détour. Un musée qui dédie la part belle à l'art et à l'héritage artisanal !

La maison de Jim Thompson se situe en plein centre de l'agglomération bangokienne, avec sa façade rouge caractéristique qui se dresse aux abords du canal de Saen Saep. Inspiré du style thaï, le design de la bâtisse en lui-même suscite la curiosité, et le jardin paysager qui l'entoure appelle à la flânerie. En poussant les portes du musée, les voyageurs retiendront un cri d'étonnement : une riche collection composée de statues de Bouddha, de vieilles gravures sur bois ou sur papier, de soieries, de céramiques bleues et blanches de Chine, et bien d'autres remplit les chambres de l'établissement. Conformément aux vœux de Jim Thompson, sa propriété a été réaffectée en musée public après sa mort. C'est là que l'homme d'affaires américain partage aux générations futures sa passion pour les beaux-arts du Moyen-Orient. Une adresse à ne manquer sous aucun prétexte durant votre virée à Bangkok !

Histoire du musée

Jim Thompson : le fervent collectionneur qui s'est réinstallé à Bangkok

La construction de la bâtisse remonte à la fin des années 1950. Le propriétaire lui-même, Jim Thompson, était une légende et une figure nationale. Il n'était pas seulement un fervent collectionneur qui dépensait sa fortune à la constitution d'un patrimoine artistique personnel. Originaire des États-Unis, de l'État du Delaware pour être plus exact, Jim Thompson était un agent secret de profession, en revêtant également l'étoffe d'homme d'affaires et d'architecte. À propos de sa vie privée, ses centres d'intérêt se ramifient dans plusieurs domaines : la sculpture, la peinture, l'artisanat et les objets d'antiquité. Faut-il s'étonner si, à 40 ans, l'ancien agent de l'OSS décida d'émigrer en Thaïlande et d'élire domicile à Bangkok, la cité des anges ?

Voyage dans les pays de l'Asie du Sud-Est

L'idée de créer le musée d'art germa dans l'esprit de Jim Thompson après qu'il ait déménagé dans la capitale Bangkok en 1946. On peut imaginer à quel point son âme d'artiste a été fascinée par le savoir-faire des artisans qui ont modelé les statues de Bouddha. Sachant que cet officier de l'armée américaine adorait voyager, on se représente facilement combien il fut frappé par les ouvrages de faïence chinois , les tapisseries laotiennes , les mobiliers des rois birmans ou les tissus faits à la main du Cambodge. Ramenant de ses voyages un joli paquet de souvenirs, il jugea bon de les réunir dans un endroit digne de ce nom.

L'intérêt pour la soie thaïlandaise

Une fois établi en Thaïlande, Jim Thompson s'intéressa à la soie locale et constata le déclin de la filière à cause de la concurrence des produits occidentaux, qui se vendaient à meilleur compte. Il se mit en tête de relancer la soie de Thaïlande sur la scène internationale de la mode en usant de deux stratégies. Et d'une, il fonda la Thai Silk Company , avec George Barrie comme associé, dans le but de commercialiser les tissus de soie d'origine thaïlandaise dans les grandes capitales européennes telles que Londres, Paris et Milan. Et de deux, il collabora avec Irene Sharaff , une créatrice de mode de renommée internationale, à qui il demanda de confectionner un modèle en soie unique en son genre, qui apparaîtra dans la comédie musicale « The King and I » écrite par Rodgers et Hammerstein. Le concours de la firme et de la styliste donnera des ailes à la soie thaïlandaise pour conquérir le monde.

La maison de Jim Thompson, un musée posthume

Jim Thompson exprima la volonté de transformer sa demeure en musée public après son décès. Le vœu du propriétaire a été exaucé en 1967, date à laquelle il a voyagé en Malaisie, dans le Cameron Highlands, sans en être jamais revenu. Beaucoup de rumeurs courent sur les causes mystérieuses de sa disparition. Les uns affirment que Jim Thompson s'est égaré dans la jungle au cours d'une promenade. D'autres mettent la mort de l'agent secret sur le compte d'un complot politique, en soutenant que ce dernier aurait établi des relations avec le leader du Parti communiste de Malaisie. Proposant la même interprétation, un récent documentaire sorti en 2017 parle d'assassinat. Quoi qu'il en soit, Jim Thompson a le mérite de c ontribuer au rayonnement artistique et culturel de l'Asie du Sud-Est en transmettant sa collection privée à la postérité. La gestion du musée posthume est confiée aux mains de la fondation James HW Thompson , elle-même placée sous le patronage de son altesse royale la princesse Maha Chakri Sirindhorn.

Aujourd'hui

Construit entièrement en bois de teck, le domicile de Jim Thompson ressemble à un bijou architectural. Il a l'air discret et coquet des maisons d'Ayutthaya du XIXe siècle. C'est à cœur joie que le visiteur fera le tour de ce domaine de 1 600 m2 . Le patchwork de verdure planté au centre de la capitale n'est que l'avant-goût. Le musée comprend une suite de six bâtiments traditionnels qui communiquent les uns aux autres par des passerelles. Le grand salon, occupé autrefois comme atelier de tissage, est le produit d'un recyclage des débris d'une structure de Bangkrua. Jim Thompson a charrié les matériaux par la rivière, puis les a rassemblés et restaurés pour en faire un édifice original, qui exprime les traits dominants de l'architecture résidentielle thaïlandaise.

Les trésors du musée provient de dons, de souvenirs de voyage et d'objets d'antiquité que l'homme d'affaires a pris soin de collectionner année après année. Attardez-vous devant les statues dorées de Bouddha, debout ou assis en tailleur, arborant un sourire mystérieux. Les sculpteurs ont su rendre le statut d'éveil avec une touche vigoureuse. D'estampe en papier en gravure sur bois, en passant par les métiers à tisser, le visiteur apprendra les faits marquants de la vie de Bouddha et de Vessantara Jataka. Des peintres thaïlandais issus de toute génération y sont représentés. Mais ce n'est pas tout. Une série de mobiliers, d'étoffes, de bijoux et d'antiquités en provenance de la Birmanie, du Cambodge et du Laos défilera sous votre regard. Les ustensiles en porcelaine de Chine, introduits en Thaïlande entre le XVIe et le XVIIe siècle, constituent la principale attraction du musée.

L'établissement abrite des créations en soie fabriqués par la firme de Jim Thompson. Si vous voulez acheter des cadeaux, il existe une boutique sur place. Parmi les articles vendus, citons les foulards, les châles, les coussins et les chemises.

De temps en temps, le musée organise aussi des spectacles de danse traditionnelle.

Infos pratiques

La maison de Jim Thompson est établie au cœur de la capitale Bangkok, à l'adresse 6 Soi Kamesan2, Rama 1 Road. Elle est ouverte tous les jours au public de 9 h à 18 h.

Tarif

Le site applique un prix d'entrée différent pour chaque groupe d'âge : 200 bahts pour les adultes contre 100 bahts pour les étudiants et les jeunes âgés de moins de 22 ans. L'âge est vérifié sur la carte d'identité. Les enfants de moins de 10 ans entrent sans frais, à condition d'être accompagnés par un adulte.

Bon à savoir

La découverte des pièces du musée réclame la compagnie d'un guide local. Les visites libres ne sont pas acceptées. Selon la langue étrangère de votre choix, vous pouvez choisir un guide francophone, anglophone, sinophone ou japanophone. Bien entendu, une visite guidée en thaï est disponible pour les résidents.

Autre point important : la tradition commande d'y entrer les pieds nus. Prenez soin de vous déchausser et de laisser vos affaires auprès du concierge. La prise de photo à l'intérieur des bâtiments est interdite.Comment s'y rendre ?

Pour se déplacer jusqu'à la maison de Jim Thompson, vous avez le choix entre plusieurs moyens de transport : le taxi, le tuk-tuk ou le métro aérien. Les plus exigeants prendront une voiture privée.

Si vous optez pour le métro, l'arrêt se situe à la National Stadium. La maison-musée se situe à 200 m à peine de cet endroit, il suffit de lire les panneaux indicateurs pour vous repérer.

La maison de Jim Thompson se trouvant sur les rives du khlong Saen Saep, l'accès au site est une bonne excuse pour faire une promenade en bateau. Vous montez à bord du Saen Saep Express Boat et descendrez au ponton de Tha Saphan Hua Chang , en face duquel se dresse le musée.

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