Wat Chom Sawan - Guide Thaïlande - Sawa'discovery

Wat Chom Sawan

Temple bouddhiste du xixe siècle, le Wat Chom Sawan est, avec sa façade en bois de teck brillant et ses statues en marbre et en ivoire, un trésor de l’art birman. À visiter lors d’un passage dans la province de Phrae.

Bien que le Nord de la Thaïlande compte un nombre incalculable de pagodes et de monastères, ils ne se ressemblent pas. Le Wat Chom Sawan, situé dans le tambon de Thung Kwao, à 10 kilomètres de Phrae, attire par son architecture insolite. Le bois donne de l’allure au bâtiment, en ce sens qu’il l’habille de fond en comble, à l’exclusion de tout autre matériau de construction. Les toitures à plusieurs niveaux sont pareillement remarquables. Le monastère bouddhiste a été conçu dans le style Thai Yai, un groupe ethnique birman qui est venu s’installer à Phrae à la fin du xixe siècle pour l’exploitation commerciale du teck. Ne nous mentons pas : le Wat Chom Sawan n’est pas le monument le plus spectaculaire que Phrae a à offrir. Mais son intérêt est de témoigner de l’expression artistique des Shan, là où la plupart des temples des environs rappellent le style Lanna.

Histoire

Le temple a été achevé en 1894 sous le règne de Rama V. À l’époque, le teck a été l’or vert de la région septentrionale de la Thaïlande. Des groupes de commerçants originaires de l’Etat Shan du Myanmar ont immigré à Phrae pour rechercher une vie meilleure. Ils ont été employés par la compagnie de l’Asie de l’Est qui opère dans l’industrie du teck. Lorsque l’affaire a beaucoup rapporté, les Shan ont convenu d’élever un monastère. L’idée venait de deux chefs respectés de la tribu, nommés Hoi Kanti et Kham Ong. Le bâtiment a été construit entièrement en bois indigène. Malheureusement, une révolte éclata quelques années plus tard, et le temple fut dépouillé de ses trésors. Il fut remis à neuf une fois que les rebelles ont été mis sous contrôle. La majorité des structures les plus raffinées du temple datent de 1910 à 1912. Les travaux d’embellissement ont abouti grâce à la collaboration de Jong Nanta, le dirigeant de la compagnie britannique, et de Mae Thao Kui, la fille du chef de la tribu.

Aujourd’hui

Pas plus tard en 1990, le petit sanctuaire en bois de teck a été inscrit sur la liste des monuments nationaux de la Thaïlande. Soyons honnête : le Wat Chom Sawan n’est pas une attraction touristique principale de Phrae. Mais si vous disposez d’assez de temps, la visite en vaut la peine ne serait-ce que pour admirer le travail des bâtisseurs Shan, apprécier leur art consommé du bois et jeter un œil aux traits distinctifs de l’architecture et de la sculpture birmane.

Visiter le sanctuaire bouddhiste

Les principales curiosités du temple sont le vihara, le stupa et les bouddhas en ivoire. Les quartiers monastiques.

Le vihara, conçu selon les codes de construction thaïlandais, est célèbre pour sa configuration inédite et non pas pour ses motifs décoratifs qu’on retrouve habituellement dans les autres viharas du pays. Le plan du vihara s’organise en deux niveaux : un premier hall encadré de colonnes latérales, et un second hall central entouré de colonnes en damier. Le point d’orgue de l’architecture est sans doute la porte d’entrée en ogive qui est bordée de deux voûtes surplombant des escaliers. Une toiture raffinée souligne les combles de la porte cintrée. Admirez les surfaces carrées juxtaposées les unes sur les autres sur cinq étages, suggérant le bien-être de l’âme affranchie des désirs terrestres. Le dernier étage de la toiture est chapeauté d’une ombrelle métallique à plusieurs niveaux.

En pénétrant à l’intérieur, vous découvrirez le Luang Pho San, le bouddha principal du temple, assis en position de lotus, en train de soumettre le démon Mara. Comme dans le célèbre bouddha de Phitsanulok, il porte un halo de flamme sur la poitrine. Sa particularité est d’être fait de fibres de bambou laquées et vernissées.

La deuxième attraction est le bouddha placé à l’intérieur d’une niche parée de fleurs. Une foule de fidèles prie, médite et brûle de l’encens aux pieds de l’idole. La niche est pratiquée dans le mur d’un stupa en briques situé au sud-est du vihara. Admirez l’ombrelle ornementale caractéristique qui couronne la pointe dorée du stupa. Elle s’appelle hti, un trait distinctif des stupas et des pagodes birmans.

Le petit musée à l’intérieur du vihara ne vaut le détour que si vous êtes accompagnés d’enfants.

Infos pratiques

Prix et horaires d’ouverture

Les horaires d’accueil des visiteurs vont de 6 h à 21 h. Le prix d’entrée est fixé à 20 baths (0,56 €) pour les étrangers ; entrée libre pour les Thaïlandais.

Le temple est accessible aux personnes handicapées.

Comment y accéder ?

La cité de Phrae est à une heure et demie d'avionl de Bangkok. Au moins deux vols directs par jour desservent l’aéroport de Phrae depuis l’aéroport international Don Muang. Beaucoup de taxis stationnent dans le petit hall de l’aéroport. Ils vous déposeront au centre-ville au prix de 100 baths (2,8 €).

L’identification du temple est chose facile, puisqu’elle se situe à un kilomètre seulement du Palais de la Ville en suivant la route principale 101. Pour s’y rendre, le plus simple est de louer une voiture, une moto ou bien un vélo auprès des établissements hôteliers locaux. Les tuk-tuks ne sont pas très répandus dans cette partie de la Thaïlande.

Dans les environs…

Mis à part le Wat Chom Sawan, d’autres lieux sacrés réclament votre attention dans le centre-ville de Phrae :

- le Wat Sa Bo Kaeo, un autre sanctuaire de style birman, situé à 500 mètres du précédent ;

- Le Wat Luang, le monument bouddhiste le plus connu de Phrae ;

- Le Wat Phrabat Ming Muang Worawihan.

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