Parc national Khao Luang

Le parc national Khao Luang est, pour ses rivières, ses montagnes boisées et ses chutes d’eau impressionnantes, une destination de trek populaire dans le sud de la Thaïlande.

Un paradis vert montagneux au Nakhon Si Thammarat

La région sud du Siam est réputée pour la beauté et la richesse de ses ressources naturelles. Le parc Khao Luang, situé dans la chaîne montagneuse de Tenasserim Hills, à l’ouest de Nakhon Si Thammarat, en est l’illustration parfaite. Le motif du road trip au sein du parc est double : vivre les joies de la randonnée, à arpenter les cascades, à traverser les forêts de bambous, et à monter au sommet de la montagne Khao Luang, d’où la vue vous laisse le souffle coupé ; faire un circuit d’écotourisme hors du commun, le parc étant un terrain de jeu particulièrement recherché des curieux d’orchidées et d’oiseaux. Pour une mise en bouche, pas moins de 300 variétés d’orchidées sauvages poussent dans cette aire protégée. Partir pour le parc Khao Luang, c’est vivre l’expérience authentique d’une jungle tropicale thaïlandaise.

Un peu d’histoire…

Le mont Khao Luang, duquel le parc tient son nom, est un but de randonnée populaire. Culminant à 1 835 m au-dessus du niveau de la mer, elle est le plus haut sommet de la Thaïlande méridionale. Cela dit, le point fort du parc est à rechercher ailleurs.

Créé le 18 décembre 1974, le parc national Khao Luang est le neuvième du genre en Thaïlande. Le Gouvernement n’a pas tardé à le déclarer « site protégé », compte tenu de la densité de forêts sempervirentes à feuilles persistantes et de forêts de feuillus qui font de ce dernier un point chaud de la biodiversité. De plus, le parc assure des services hydrologiques précieux grâce à ses chutes d’eau. L’irrigation des villages agricoles environnants dépend de la rivière Krung Chin, de la rivière Klai, de la rivière Tapee et de la rivière Pakpoon, qui tirent elles-mêmes leur source de la réserve.

Le parc couvre une superficie totale de 570 km2. À cause de la chasse intensive, un grand nombre d’espèces animales se trouve en danger critique d’extinction dans les années 1970. La sanctuarisation du site a été jugée nécessaire dans le cadre de la lutte contre le déboisement. La législation environnementale de la Thaïlande a ainsi transformé Khao Luang en un gigantesque paradis vert, où les falaises calcaires, les aiguilles de granit, les rivières et les chutes d’eau tumultueuses ajoutent un caractère grandiose à l’écosystème de la forêts tropicales.

Faune et flore du parc Khao Luang

Le site sert d’habitat naturel à d’innombrables espèces animales, en les tenant à l’abri de l’industrialisation et de la disparition des forêts vierges, sacrifiées pour les besoins du bétail ou de l’agriculture. On recense près de 22 espèces d’amphibiens, 354 espèces d’oiseaux, 28 espèces de mammifères et 34 espèces de serpents. Fait étonnant, les poissons d’eau douce de grande taille sont rares dans les rivières.

Il ne faut pas s’attendre à voir des troupeaux de lions, mais l’apparition des tigres, des léopards et des panthères nébuleuses est une bonne consolation. Les mammifères les plus représentatifs de la réserve sont les cervidés, les suidés et les viverridés. Les forêts décidues des sous-bois sont occupées par les sambars et les sangliers tandis que les forêts alpines sont le domaine des cerfs aboyeurs que l’on surprend souvent en compagnie des serows de Sumatra. À l’occasion de la randonnée, vous ferez la connaissance de singes rares et menacées, comme le semnopithèque malais, un singe arboricole à front blanc dont la queue peut atteindre 83 cm de long, le langur à lunettes au pelage sombre, ou encore le macaque à queue de cochon, toujours à l’aise aussi bien dans les branches que sur le sol. Et l’on vous fait grâce des porcs-épics et des petits rongeurs. La plupart des espèces fréquentant le parc national de Khao Luang sont endémiques de la Péninsule malaise.

Le parc est notamment connu pour être un paradis des oiseaux. Les uns font une exhibition de plumage, comme le barbu bigarré à tête rouge ou l’eurylaime vert, dont la livrée se confond avec les feuillages. D’autres, tels le calao largup, le calao à gorge claire et le calao à huppe blanche de Malaisie, se singularisent par un bec démesuré. Au sommet de la montagne, le vol puissant des aigles et des éperviers est une attraction à grand spectacle. Les autres familles d’oiseaux répertoriées sont les colombidés, les cuculidés et les pics.

À voir et à faire au parc Khao Luang

Les merveilles naturelles à découvrir sont réparties dans l’enceinte du parc. Pour faire le tour de toutes ces richesses, vous aurez besoin de recourir à un véhicule privé. En fait, il n’y a pas grand-chose d’intéressant aux environs du bureau d’accueil. La curiosité la plus proche – la chute de Karom – se trouve à 7 km de l’entrée, tandis que la chute d’eau spectaculaire de Krung Ching, que les voyageurs préfèrent entre toutes, est à plus de 100 km. Aussi à moins d’avoir votre propre moto ou votre propre voiture, préparez-vous à faire de l’autostop ou à patienter une demi-heure pour réquisitionner le premier songthaew qui passe.

  • L’ascension du mont Luang est réservée aux plus aguerris. Les grimpeurs devront être accompagnés obligatoirement par les gardes forestiers. Normalement, les 1 835 mètres d’altitude seront atteints au bout de trois jours de périple avec deux nuits de campement. Si l’aventure est trop athlétique à votre goût, d’autres loisirs plus faciles sont proposés.

Outre cette ascension, quatre choses sont à faire absolument au parc national de Khao Luang :

  • L’étude et l’inspection des orchidées : ce végétal parasite fascine par ses magnifiques fleurs colorées qui n’ont aucun support foliaire. Le parc en recense des centaines d’espèces différentes, dont certaines ne poussent nulle part ailleurs ;

  • L’observation des oiseaux : l’avifaune vous accompagnera tout au long de la randonnée, près des chutes d’eau comme dans les bois. Ne manquez pas les calaos au bec courbe caractéristique ou l’aigle noir ;

  • La prise de photo des mammifères : si les éléphants sont fréquemment visibles près des points d’eau, guetter les félins n’est pas une mince affaire. Estimez-vous heureux si vous avez pu filmer un léopard en pleine action. Sinon, consolez-vous en photographiant des langurs à lunette debout sur une branche ou des semnopithèques malais en train de se nourrir, de casser une graine ou de jouer. Mais là encore, la patience est une qualité requise.

  • La baignade au pied des cascades : pour les routards, le premier arrêt est la chute d’eau Karom, qui se trouve à 7 km au sud de la réserve. Elle descend sur 19 niveaux, les sept premiers niveaux étant accessibles par des sentiers de randonnée. Le bassin d’eaux cristallines à la septième étape est absolument à voir. En progressant dans le côté est du parc, dans le district de Phrom Khiri, les chutes Phrom Lok et Ai Khiao vous attendent au cœur d’une épaisse jungle verdoyante. Une distance de 4 km sépare l’une de l’autre. Phrom Lok s’écoule en cinquante niveaux, et Ai Khiao en cent niveaux. La plus impressionnante est sans conteste la cascade Krung Ching, qui se trouve à 100 km environ du bureau officiel du parc. Quatre kilomètres de randonnée permettent d’y parvenir. Vue de loin, elle fait penser à un torrent de lait argenté tombant à 100 m d’une falaise rocheuse. Le murmure de la brise, le bourdonnement des oiseaux et des papillons derrière les feuillages, le rideau immobile des arbres forment un joli contraste avec la violence des chutes d’eau.

Infos pratiques

Prix d’entrée

Pour les touristes étrangers, le droit d’accès est fixé à 200 bahts, soit l’équivalent de 5,6 euros. Le prix est réduit de moitié dans le cas des enfants. Entrée libre pour les résidents.  

Quand visiter le parc ?

La période entre février et mai s’annonce favorable pour visiter le parc Khao Luang. La chaleur est agréable, et les pluies sont moins intenses. Les mois d’octobre à décembre sont à éviter car le parc reçoit le maximum de précipitations à cette période de l’année. De plus, les cascades sont hors d’accès durant la saison des moussons.

Où loger et dormir à Khao Luang

Les possibilités d’hébergement sont limitées dans l’enceinte du parc. Deux bungalows au confort spartiate, mais accueillants et soignés, se tiennent près de la cascade Krung Ching. L’un peut accueillir deux personnes (600 THB ou 16,8 € par jour), et l’autre un groupe de vingt personnes (2 000 THB ou 56 €). Les amateurs de camping trouveront des tentes de standing moyen près de l’entrée du parc ou à la cascade Krung Ching. Si vous aspirez à des campings de luxe, c’est dans les stations balnéaires à proximité du parc qu’il faudra réserver. Sinon, les hébergements en famille d’accueil sont aussi proposés à l’intention des adeptes de tradition ou de voyage authentique.

Comment s’y rendre ?

Comme le parc est extrêmement vaste, le plus pratique est de prendre un véhicule privé. Les hôtels locaux proposent un service de transport dans le parc national de Khao Luang.

Dans les environs de Khao Luang

Envie de poursuivre la randonnée ? Partez explorer la grotte de Kaeo Surakan, juste à 3 km du parc, ou offrez-vous une escapade culturelle au village de Ban Khiri Wong.

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